Actualité Santé Française
Grippe aviaire : le niveau de risque en France relevé à "modéré"
Gaizka IROZ - AFP/Archives
Le niveau de risque lié à lagrippe aviaire sur le territoire métropolitain français est augmenté à partir de jeudi, passant de "négligeable" à "modéré", selon un arrêté paru mercredi au Journal officiel.
Cette augmentation du niveau de risque au deuxième des trois échelons français (négligeable, modéré, élevé) est liée à la "mise en évidence d’une dynamique d’infection dans l’avifaune sauvage migratrice dans les pays voisins".
Cette mesure vise donc "à renforcer les mesures de surveillance et de prévention", précise l'arrêté.
Le niveau de risque était "négligeable" depuis le 3 juin, après avoir été abaissé une première fois d'"élevé" à "modéré" le 26 avril, à l'issue de l'épizootie de l'hiver 2025-2026, permettant la levée de l'obligation systématique des confinements de volailles.
Début septembre, un foyer degrippe aviaire "hautement pathogène" a été détecté dans un élevage de canards du Maine-et-Loire, ce qui a entraîné l'abattage de près de 7.600 animaux.
Depuis l'automne 2023, la vaccination dans les élevages de plus de 250 canards est obligatoire en France, une stratégie qui a, selon les experts, permis d'éviter des épizooties majeures ces deux dernières années.
Israël : Herzog, le discret président qui détient les clés du prochain gouvernement
Climat/santé: l'OMS propose six mesures pour sauver 1,6 million de vies chaque année
Lexique
Le virus grippal présente la particularité d'avoir une grande variabilité antigénique, d'être extrêmement contagieux et d'être responsable, au cours d'épidémies ou de pandémies (épidémies mondiales dues à l'émergence d'une nouvelle souche de virus), d'une surmortalité, notamment chez les sujets fragiles (personnes âgées ou ayant une maladie sous-jacente).
Après une courte période d'incubation (1 à 3 jours après le contact), le syndrome grippal débute brutalement avec :
des signes généraux : fièvre élevée pouvant durer 5 jours, sensation de froid, frissons, céphalées, douleurs musculaires, douleurs à la mobilisation des yeux, sensation de malaise général...
des signes respiratoires qui augmentent en intensité progressivement : toux sèche, écoulement nasal avec parfois obstruction nasale, enrouement, parfois mal de gorge.
Complications de la grippe :
Elles sont principalement pulmonaires, pneumopathies dues directement à la grippe, ou secondaires à une surinfection bactérienne, ou encore aggravation d'un asthme (voir asthme aigu grave ), d'une bronchite chronique ...
Elles apparaissent plus fréquemment chez les sujets ayant une pathologie cardiaque, pulmonaire... préexistante, mais aussi chez les sujets immunodéficients ou au cours de la grossesse.
Rarement, c'est un tableau de grippe maligne survenant quelques jours après le début d'une grippe commune. Elle est due au virus lui-même : apparition d'un oedème pulmonaire avec insuffisance respiratoire aiguë et parfois complications cardiaques, hépatiques, rénales, ménigo-encéphalite. Elle est souvent mortelle et, en cas de survie, les séquelles sont la règle.
La meilleure prévention anti-grippale reste encore la vaccination. Elle confère une bonne protection lorsque les souches du vaccin sont proches des souches responsables de l'épidémie. Cette vaccination doit être renouvelée chaque année. Elle est proposée en priorité aux sujets à risque de développer une complication ainsi qu'à leur entourage.