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Ebola : un premier cas au Nigeria
PIUS UTOMI EKPEI - AFP/Archives
Le gouvernement nigérian a annoncé mardi le premier cas d'Ebola sur son territoire, à Abuja, la capitale du pays le plus peuplé d'Afrique, tandis que de l'autre côté du continent, le Kenya vient de déclarer son neuvième cas.
La République démocratique du Congo (RDC) est en proie depuis le mois de mai à la 17e épidémie de maladie à virus Ebola de son histoire, devenue en quelques mois la plus meurtrière jamais connue dans ce vaste pays d'Afrique centrale.
A ce jour, l'épidémie a passé la barre des 9.000 cas, pour 4.381 décès, selon un bilan des autorités sanitaires congolaises, et des cas ont été recensés dans plusieurs autres pays.
"La patiente, une femme récemment arrivée au Nigeria à bord d'un vol international en provenance d'Ouganda, a été admise dans un hôpital privé" d'Abuja "où elle a été prise en charge pendant plusieurs jours avant que le diagnostic ne soit confirmé", a déclaré dans un communiqué Muhammad Ali Pate, le ministre nigérian de la Santé.
Le gouvernement nigérian a appelé "tous les établissements de santé publics et privés du pays à se mettre en état d’alerte maximale".
Le ministre nigérian de la Santé a précisé que "44 contacts étroits ont été identifiés à ce jour" et que "les équipes de santé publique s'emploient à identifier et à surveiller les personnes susceptibles d'avoir été exposées, notamment le personnel soignant, les patients, les aidants et les contacts rencontrés lors du voyage".
Mardi, le Kenya a annoncé avoir détecté son neuvième cas d'Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une gravefièvre hémorragique.
Le pays d'Afrique de l'Est avait déclaré un premier cas d'Ebola le 6 octobre, au lendemain du décès à Nairobi d'un homme d'affaires ayant vécu en RDC.
Luis TATO - AFP/Archives
Depuis, huit autres cas ont été confirmés, la plupart chez des personnes ayant eu des contacts étroits avec la première victime, âgée d'une quarantaine d'années.
Les États-Unis ont mis en garde mardi leurs ressortissants contre les voyages au Kenya, leur recommandant de "reconsidérer" leur déplacement dans ce pays.
L'Ouganda, voisin de la RDC, avait enregistré 20 cas et deux décès avant de déclarer fin août l'épidémie éradiquée dans le pays.
Le ministère de la santé ougandais a réagit mardi soir en affirmant qu'il n'y avait "aucun cas confirmé d'Ebola" sur son territoire et que "voyager via l'Ouganda ne veut pas dire que la maladie y a été contractée".
- Premier cas au Nigeria depuis 2014 -
Ce n'est pas la première fois que le géant d'Afrique de l'Ouest est confronté à cette épidémie.
En 2014, lorsque le premier cas d'Ebola avait été signalé à Lagos, capitale économique tentaculaire de 20 millions d'habitants à l'époque, le monde entier avait retenu son souffle.
STRINGER - AFP/Archives
Finalement, l'épidémie n'avait duré que 21 jours et seules sept personnes sont décédées, sur 19 contaminées, grâce à la prise en charge rapide des autorités et de l'aide technique des organisations internationales présentes au Nigeria.
Cette maladie très contagieuse avait fait plus de 11.000 morts en Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait salué "le succès spectaculaire" face à ce qui aurait pu devenir "une épidémie urbaine apocalyptique".
Avec son climat chaud et humide, le Nigeria est un terrain propice aux virus et il est régulièrement en proie à des épidémies diverses.
Le grand nombre d'habitants du pays, 240 millions, favorise la contagion et la propagation des maladies.
"Le Nigeria a réussi à endiguer Ebola en 2014, et nous disposons de l'expérience et des systèmes de santé publique nécessaires pour faire face à ce cas", a voulu rassurer le ministre de la Santé, précisant que "les enquêtes sont en cours" et appelant les Nigérians "à rester calmes".
Un essai clinique est en cours mais il n'existe à ce jour ni vaccin, ni traitement spécifique contre le virus Bundibugyo à l'origine de l'épidémie actuelle.
Jean Kaseya, le directeur général de l'agence de santé de l'Union africaine (Africa CDC), a appelé à la mobilisation de la communauté internationale pour endiguer l'épidémie d'Ebola "la plus étendue géographiquement de l'histoire, touchant plusieurs pays répartis dans trois régions d’Afrique" et enregistrant "une létalité avoisinant les 50% en RDC".
"Nous voulons des financements immédiats et flexibles, des équipements médicaux, des moyens diagnostiques, des personnels de riposte qualifiés et une surveillance communautaire renforcée", a-t-il déclaré sur X mardi soir.
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Kenya : neuvième cas d'Ebola
Lexique
soit sous l'effet d'un environnement chaud ou d'un travail musculaire intense en milieu chaud et humide (coup de chaleur) avec débordement des capacités d'adaptation de l'organisme (cutanées, respiratoires, cardio-vasculaires) ;
soit (fièvre) lors d'un processus infectieux, de la prise de certains médicaments (réaction allergique ou non)...
soit processus immunitaire avec libération de substances qui vont, au niveau cérébral, induire une réponse fébrile (ce même mécanisme peut être retrouvé lors de traumatismes ou autres troubles cérébraux).
L'hyperthermie maligne est définie par l'augmentation de la température du corps au-delà de 40°C, pouvant atteindre rapidement 43°C. Qu'elle survienne à la suite d'un effort musculaire intense ou lors d'une anesthésie ou de prises médicamenteuses..., elle se manifeste par des troubles de la conscience, une décontraction ou au contraire une rigidité musculaire, des sueurs abondantes, une accélération des rythmes respiratoire et cardiaque, une hypertension, une atteinte rénale, hépatique...
L'évolution d'une hyperthermie maligne peut être fatale par défaillance cardio-respiratoire.
Hyperthermie maligne peranesthésique : ensemble de manifestations exceptionnel, grave, mal connu, survenant lors d'anesthésies générales, induit par des anesthésiques et associant des symptômes non spécifiques tels qu'une :
élévation de la température centrale du corps > à 43°, l'augmentation du CO2 en fin d'expiration, associées à une hypertension artérielle ou une tension artérielle instable...,
une accélération des rythmes cardiaque (tachycardie ) et respiratoire (tachypnée),
une rigidité musculaire...